Tous les étudiant.e.s qui nous ont rejoint dans le cadre de l’épidémie du Covid-19 ont bénéficié, en fonction de leur niveau de scolarité, d’un contrat d’aide soignant.e ou d’agent des services hospitaliers qualifiés. La rémunération proposée était similaire aux contrats professionnels que nous réalisons pour ces métiers.
Les étudiant.e.s ont également bénéficié des mêmes équipements de protection que les professionnels soignants de l’hôpital.

A travers ces quelques témoignages, nous souhaitons remercier tous les étudiant.e.s qui nous ont rejoint volontairement pour être au service de la population du territoire en cette situation sanitaire exceptionnelle.

Mathilde, étudiante sage-femme affectée au bloc obstétrical

Je connais la maternité de l'établissement car j'ai pu y faire plusieurs stages. Dans le cadre de cette mission, je suis affectée au bloc obstétrical. Au sein du service, j'assure le rôle d'aide-soignante. J’accueille les futurs parents, j’assiste la sage femme au cours du travail et de l’accouchement, et je m’occupe des nouveaux-nés. Cela se passe très bien avec l'équipe. Les familles sont très compréhensives par rapport aux mesures de sécurité. Les papas sont présents lors de l'accouchement et profitent au maximum de ce moment. Quant aux mamans, elles ne sont pas plus stressées que d'habitude. Face à cette épidémie, j'avais simplement envie d'aider, ça me paraissait normal.

« Face à cette épidémie, j’avais simplement envie d’aider, ça me paraissait normal »
Mathilde (deuxième personne en partant de la droite), entourée par une partie de l’équipe du bloc obstétrical

 

Pierre, élève aide-soignant à l’IFAS de Bourges affecté au bionettoyage à Jacques Coeur

L'année dernière, j'ai travaillé au même service. J'ai donc retrouvé une équipe que je connais et que j'apprécie. Je suis également avec des élèves de ma promotion qui se sont portés volontaires. Ma mission est d'assurer l'entretien des locaux du rez-de-chaussée et du sous-sol de l'hôpital, mais je peux être amené si besoin à travailler dans d'autres services. Je m'occupe aussi des désinfections, notamment aux urgences et à l'hôpital de jour chirurgical, qui est une zone dédiée au Covid-19. Face à cette situation exceptionnelle, je souhaitais être présent pour participer à l'effort. C'est très formateur. Surtout, on se sent encore plus utile que d'habitude.

« Face à cette épidémie, j’avais simplement envie d’aider, ça me paraissait normal »
Pierre (au centre), entouré par une partie de l’équipe du bionettoyage

 

Juliette, élève aide-soignante à l’IFAS de Bourges affectée au bionettoyage aux Soins de Suite et de Réadaptation Gériatriques de Taillegrain

Je connaissais déjà l'équipe de Jacques Cœur et de Taillegrain car j'ai travaillé pendant cinq ans au bionettoyage. J'ai donc cette casquette d'ancienne et nouvelle professionnelle de l'établissement. Dans le cadre de mes missions, je m'occupe des désinfections de tout ce qui peut être touché par les patients et les professionnels : interrupteurs, poignées, rampes, téléphones, fauteuils, ... Je réalise également les désinfections des chambres des patients. Avec mon expérience et les nouvelles compétences acquises lors de ma formation à l'IFAS de Bourges, je souhaitais participer à la lutte contre le Covid-19.

 

Caroline, élève aide-soignante à l’IFAS de Bourges affectée au bionettoyage à l’EHPAD de Taillegrain

Dans le cadre de ma formation, j'effectuais mon stage à l'EHPAD de Taillegrain. Face à l'épidémie, je voulais être utile. Je me suis donc portée volontaire pour revenir aider les équipes. Au quotidien, je nettoie les chambres des résidents. Ce qui m'attire le plus dans mon futur métier, c'est l'aspect relationnel. Même s'il est moins présent dans le cadre de ma mission, j'ai quand même l'occasion d'échanger quelques mots avec les résidents. Je suis consciente des risques, mais en tant que future professionnelle, je trouve que c'est normal d'être présente aux côtés des équipes.

 

Aurore, Océane, Charlotte et Sandra, étudiantes infirmières à l’IFSI de Vierzon et de Bourges, et affectées au service de réanimation (jour et nuit)

Nous ne souhaitions pas rester à la maison, nous voulions aider les équipes et participer à la lutte contre l'épidémie. Au service de réanimation, qui est un secteur dédié au Covid-19, nous avons un rôle d'aide-soignante. Nous réalisons les toilettes, nous effectuons les prises de constantes et nous nettoyons les boxes. Nous sommes équipées de tenues de protection spécifiques. Au départ, le plus difficile à appréhender fût la chaleur que nous éprouvions en-dessous de ces tenues. Mais nous nous sentons bien protégées. Au quotidien, nous nous entraidons énormément, tout le monde est mobilisé face à cette crise. Nous sommes toujours accompagnées par une infirmière du service. Même si la situation est difficile, c'est très formateur pour notre future carrière.

« Nous voulions aider les équipes et participer à la lutte contre l’épidémie. »
L’équipe de réanimation entoure Aurore (au centre en partant de la gauche), une des étudiantes venues prêter main forte

 

Emma, étudiante en 2ème année de médecine, affectée au bionettoyage a Jacques Coeur

Je n'avais plus de cours à la fac et je souhaitais m'investir face à cette crise sanitaire sans précédent. En tant qu'étudiante de médecine, je ne me voyais pas rester chez moi à ne rien faire. C'est la première fois que je travaillais à l'hôpital. J'ai été très bien accueillie par les équipes. Elles étaient toujours disponibles pour me conseiller. Dans le cadre de mes missions, j'effectuais les désinfections des sols et des chambres. Je suis même passée dans des services Covid-19. C'était difficile de jongler entre le travail et les révisions pour les partiels mais c'est important de s'impliquer dans ce contexte et de participer à la lutte. Même si je me destine à devenir médecin, cette expérience au bionettoyage a été très enrichissante. A l'hôpital, chaque métier est important et participe activement à la chaîne des soins. C'est indispensable de connaître ces métiers et de les respecter.