L’ambition de réduire le gaspillage pharmaceutique est né de plusieurs constats. Le premier est l’augmentation, en 10 ans, des déclarations de ruptures de stocks de médicaments en France (+212%). Le deuxième est l’impact écologique des médicaments puisqu’ils représentent 29% des émissions de gaz à effet de serre du système de santé.

Particulièrement sensibles à ce sujet, les professionnels de la pharmacie ont décidé d’agir. Désormais, seuls les médicaments mal conditionnés, non-identifiables ou périmés sont jetés. Tous les autres traitements provenant des unités de soins sont conservés, puis réintégrés au circuit du médicament pour de futurs patients. Une démarche permise grâce à un tri effectué par les aides de pharmacie). 

Pour mesurer l’impact de cette nouvelle organisation, une étude a été menée d’octobre à décembre 2025. Résultats : 16 664 unités thérapeutiques (gélules, comprimés…) ont été conservées (pour seulement 1381 jetés). 

En plus de rendre disponibles ces médicaments pour d’autres patients, cela équivaut à une économie sur la période de 30 000 euros et à une réduction de 6 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre. 

Une approche pérenne qui a même été saluée au niveau national en mai 2026 lors du congrès francophone de pharmacie hospitalière “Hopipharm”.

Félicitations à la pharmacie pour cette très belle action !